Je n'ai que dix hivers, mais je me sens si vieux,
J'ai troqué mon enfance contre un bout de survie.
La misère a séché les larmes de mes yeux,
Et l'ombre de la faim s'est posée sur ma vie.
Je regarde les autres courir chaque matin,
Quand je tends une main que tout le monde ignore.
Mes épaules sont frêles pour porter ce destin,
Je suis l'enfant de l'ombre en attendant l'aurore.