Hier encore, tu Ă©tais lĂ , couchĂ© au bout du lit, Ă me regarder avec tes grands yeux remplis de calme. Tu faisais partie de chaque moment de ma journĂ©e. Le matin, tu venais rĂ©clamer ton attention avant mĂȘme que le soleil entre par la fenĂȘtre. Le soir, tu tâinstallais prĂšs de moi comme si rien de mauvais ne pouvait arriver tant quâon restait ensemble. Tu Ă©tais plus quâun chat. Tu Ă©tais une prĂ©sence, une habitude, une petite lumiĂšre qui rendait les journĂ©es moins lourdes.
Puis tout a changĂ© trop vite. Une voiture, un instant, un bruit, et le monde sâest arrĂȘtĂ©. Je nâĂ©tais pas prĂȘt Ă te perdre. Depuis hier, la maison semble vide, comme si les murs eux-mĂȘmes avaient compris que tu ne reviendrais plus. Je regarde encore les endroits oĂč tu avais lâhabitude de dormir. Ton coussin est restĂ© Ă la mĂȘme place, et jâai parfois lâimpression que tu vas revenir doucement comme avant.
Je repense Ă tous les souvenirs quâon a créés ensemble. Les moments drĂŽles oĂč tu courais partout sans raison. Les fois oĂč tu faisais tomber des objets juste pour attirer mon attention. Les nuits oĂč tu venais dormir contre moi pendant les orages. Tu avais cette façon spĂ©ciale de rendre les choses plus simples. MĂȘme dans les mauvaises journĂ©es, il suffisait de tâentendre ronronner pour que je me sente un peu mieux.
Aujourdâhui, ce silence me fait mal. Jâaurais voulu avoir une derniĂšre chance de te prendre dans mes bras et de te dire merci. Merci dâavoir Ă©tĂ© lĂ quand jâavais besoin de compagnie. Merci pour chaque moment de bonheur que tu mâas donnĂ© sans rien demander en retour. Les animaux aiment dâune façon pure et honnĂȘte, et toi, tu mâas offert cet amour chaque jour.
Je sais que le temps va continuer dâavancer, mĂȘme si jâaimerais rester encore un peu dans les souvenirs. Mais je refuse dâoublier qui tu Ă©tais. Ton histoire ne sâarrĂȘte pas parce que tu es parti. Elle continue dans mon cĆur, dans mes pensĂ©es, dans toutes les petites choses qui me rappelleront toujours toi. Chaque fo