Huit ans de ton absence
âMaman,
âHuit annĂ©es se sont Ă©coulĂ©es depuis que ton souffle sâest Ă©teint, emportant avec lui une partie de mon monde. On dit que le temps guĂ©rit les blessures, mais la vĂ©ritĂ©, c'est qu'on apprend simplement Ă vivre avec la cicatrice. Huit ans que je ne t'ai pas entendue m'appeler, huit ans que ton rire ne rĂ©sonne plus dans la maison, et pourtant, tu n'as jamais Ă©tĂ© aussi prĂ©sente.
âJe te vois dans un reflet, dans un geste que je fais sans rĂ©flĂ©chir, ou dans une phrase que je prononce et qui ressemble Ă©trangement Ă la tienne. Tu es lĂ , dans les valeurs que tu m'as transmises et dans cette force que je puise au plus profond de moi quand la vie devient difficile.
âIl y a des jours oĂč l'absence est plus lourde, oĂč j'aurais tant aimĂ© te raconter mes victoires, te confier mes doutes ou simplement m'asseoir Ă tes cĂŽtĂ©s. Mais je sais que, d'oĂč tu es, tu veilles sur nous. Tu es devenue cette Ă©toile silencieuse, ce souffle de vent qui m'encourage Ă continuer.
âHuit ans de manque, mais une Ă©ternitĂ© d'amour. On ne perd jamais vraiment sa maman ; on apprend Ă l'aimer autrement, Ă travers les souvenirs et le cĆur.
âJe t'aime, hier, aujourd'hui et pour toujours.