Je ne t'avais jamais croisée sur mon chemin, Débora,
Pourtant, dès le premier regard, mon âme s'est ancrée là.
Ton respect infini, la douceur de tes gestes et de ta voix,
Ont fait naître en Édouard un amour qui ne se choisit pas.
Rien que l'idée qu'un autre homme puisse effleurer tes pensées
Me brisait le cœur, moi qui rêvais de t'appartenir à jamais.
Je t'aimais d'un amour pur, immense, et sans retour,
Perdu dans l'éclat de tes yeux, du matin jusqu'à la fin des jours.
(Refrain)
Mais le ciel s'est effondré, la nuit a tout emporté,
Une vérité étrange et glaciale est venue tout briser.
Toi, mon amour secret, ma blessure sacrée...
Tu es le fruit de ma propre sœur, mon sang partagé.
Comment t'avouer ce choc qui me laisse sans voix ?
Ce respect que tu m'offres me torture à chaque fois.
Je regarde ton visage, si pur et si innocent,
Et je réalise le piège cruel de ce lien de sang.
Moi, Édouard, je dois étouffer ce feu qui me consume,
Regarder mes espoirs s'éteindre et se dissoudre dans la brume.
L'amour que j'ai pour toi doit changer de visage,
Mais la douleur est si lourde, comme un éternel naufrage.
(Pont)
Je n'ai plus le choix, le chemin s'arrête ici.
Le destin s'est joué de nous, il a maudit mes nuits.
T'aimer autrement sera mon plus grand sacrifice,
Chaque battement de mon cœur devient un supplice.
Débora, ma nièce... le mot brûle mes lèvres.
(Outro)
C'est si triste d'abandonner ce rêve qui s'achève.
Le silence s'installe, la vérité a éclaté.
Édouard s'éloigne, le cœur à jamais brisé,
Je t'aimerai dans l'ombre, mais le rideau est tombé.