*[Intro - Murmuré, piano seul]*
On dit que les hommes ne pleurent pas...
Alors je me noie en silence.
*[Couplet 1]*
Je me lève avant que le soleil ne me pardonne,
Le dos courbé sous des dettes que je n’ai pas nommées.
Pas de "courage frère", pas de "je suis là",
Juste le bruit de mes pas... sur un sol qui glisse.
On me voit marcher, mais on ne voit pas le poids,
Le masque collé au visage, les mains qui tremblent la nuit.
Je suis l’homme fort, celui qui ne tombe jamais...
Sauf quand la porte se ferme, et que plus personne ne regarde.
*[Refrain - Cordes entrent, voix qui monte]*
Et moi, je me bats... seul.
Sans filet, sans "ça va aller", sans toi.
J’avale mes larmes comme on avale du pain sec,
En espérant qu’un jour... tout change.
Parce que même dans le noir, j’ai gardé une allumette :
C’est l’espoir. Juste l’espoir.
*[Couplet 2]*
J’ai frappé à des portes... on m’a dit "reviens demain".
J’ai tendu la main... elle est revenue vide.
On m’a appris à être un mur, alors je ne m’effondre pas.
Mais un mur, ça se fissure... en silence.
Je porte des rêves trop lourds pour mes épaules,
Des factures, des jugements, des "tu aurais dû".
Personne ne sait que je prie avec les yeux ouverts,
Que je compte les jours... en me promettant : "Tiens bon".
*[Refrain x2 - Beat minimal entre]*
Et moi, je me bats... seul.
Sans bruit, sans gloire, sans secours.
Mais écoutez-moi bien : je ne suis pas mort.
Je saigne, oui. Je doute, oui.
Mais tant que mon cœur bat, je crois...
Que la nuit finit toujours par lâcher le jour.
*[Pont - Batterie lourde, voix grave, presque cassée]*
À toi qui m’écoutes et qui vis ça aussi :
Tu n’es pas faible parce que tu souffres.
Tu n’es pas raté parce que tu es tombé.
Être un homme, c’est continuer...
Même quand la vie t’arrache tout, sauf ton nom.
Et si aujourd’hui tu n’as personne...
Sois ton propre frère. Sois ta propre prière.
Parce que les saisons changent.
Même les pierres finissent par fleurir.