INTRODUCTION — voix masculine, grave, presque parlée
J’ai tant marché dans l’ombre, en cachant mes douleurs,
J’ai souri dans les larmes, en étouffant mes pleurs.
Je croyais que mon cœur ne pouvait plus se rendre…
Mais vint un jour maudit que nul ne peut comprendre.
COUPLET I —
J’ai survécu jadis aux rires de la classe,
Aux complots murmurés qui visaient ma disgrâce.
J’ai traversé les deuils, les serments, les blessures,
Les chocs, les trahisons, les cruelles ruptures.
J’ai connu les chemins où l’espoir se déchire,
Les coups que l’on reçoit sans même pouvoir dire.
Chaque fois que tombais, je me croyais plus fort,
Je pensais que mon âme était plus forte encore.
COUPLET II —
Mon père s’en est allé, emportant une part
De l’enfant que j’étais, de mes rêves, de mon phare.
Puis les liens familiaux se sont défaits sans bruit,
Et j’ai porté seul l’ombre au milieu de mes nuits.
Pourtant je me levais malgré toutes mes peines,
Je cachais mes sanglots derrière des joies sereines.
Je croyais mon cœur fait d’un métal invincible,
Je me croyais debout, presque indestructible.
COUPLET III —
Mais le dix septembre a fait trembler mon âme,
Quand ma propre fille a prononcé cette flamme :
Elle demanda, priant Jéhovah dans le ciel,
Que sa foudre me frappe, en un geste cruel.
Celle pour qui j’ai tout donné, tout mon courage,
Celle pour qui j’ai tant sacrifié mon âge,
Celle que j’aimais tant, ma fierté, mon pilier,
A brisé dans mon cœur le dernier lien d’aimer.
Je survivais à tout, je me croyais invincible,
Mais son cri dans ma chair rend ma peine indicible.
J’avais gardé l’amour comme ultime lumière…
Et son cri m’a laissé sans refuge et sans prière.
CODA — voix masculine, très basse
J’ai vaincu tant de nuits, tant de guerres, tant de peurs…
Mais qui guérit un père atteint dans son propre cœur ?
Jéhovah, si Tu vois mes larmes dans le noir,
Donne-moi de tenir… quand je n’ai plus d’espoir.
Demi Refrain_
Mande Jewova pou boule papa m pito...
hmmm, hmmm, hmmmm, frrrr,frrr,frrr,frr