Abidjan sous tension, la nuit nous connaît
Coeur en béton, les rues nous reconnaissent
Moteur qui gronde, on trace sans regrets
Frappe du 808, la ville se confesse
Abidjan sous tension, la nuit nous connaît
Coeur en béton, les rues nous reconnaissent
Moteur qui gronde, on trace sans regrets
Frappe du 808, la ville se confesse J’arrive en silence, la dalle sous les semelles
La lueur des lampes peint la rue en aquarelle
Pas de cinéma, ici la vie est réelle
Chaque pas résonne, le bitume se rappelle
On vise le sommet, pas de raccourci
Les anciens ont parlé, on garde le cap ici
La sueur sur le front, on serre les sourcils
Le cœur fait le bruit d’un moteur qui rugit
Pas de sommeil, les rêves sont en chantier
Chaque heure posée est un pas du sentier
La jalousie bavarde, nous on reste entiers
On bâtit en silence, pendant qu’ils font les fiers
Le compteur qui monte, les risques aussi
On garde la foi, même quand le ciel noircit
La rue est école, chaque erreur instruit
On signe nos actes, pas de faux vernis
J’ai le regard froid, mais la flamme est vive
La nuit m’écoute, la dalle me suit
Je parle peu, mais chaque mot suffit
Quand l’808 claque, la ville s’incline, oui Abidjan sous tension, la nuit nous connaît
Coeur en béton, les rues nous reconnaissent
Moteur qui gronde, on trace sans regrets
Frappe du 808, la ville se confesse Port-Bouët à Yop, même code, même loi
Respect ou rien, le reste ne compte pas
On lit les regards, on pèse chaque pas
L’orgueil est lourd, la chute vient vite en bas
J’ai connu le manque, j’ai connu l’attente
La patience sculpte mieux que la violence lente
Les faux sourires passent, la vérité reste
On avance sans bruit, pendant que le temps teste
La dalle enseigne, la dalle récompense
Chaque cicatrice devient une médaille immense
Les petits deviennent grands quand l’esprit pense
On garde le cap, même si le vent danse
Pas besoin de cris, le flow parle pour moi
Chaque mesure