Texte "Parcours de Too much money"
Quand ma mère m’a mis au monde, on m’a appelé Monday.
Un lundi comme les autres, personne ne me connaissait. J’étais juste un enfant de plus dans la rue.
À la maison, on était 4 : trois grands devant moi, deux frères et une sœur. Mon père était chauffeur, toujours sur la route pour nous nourrir. Ma mère se battait dans le commerce, petit à petit, pour qu’on mange.
On m’appelle Too much money aujourd’hui, mais l’argent n’était pas là au départ. J’ai connu la galère, les nuits dehors, les jobs qu’on refuse : zém, pousse-pousse, manœuvre, lavage... J’ai tout fait.
Too much money n’est pas né riche. Il est né Monday, un enfant que personne ne calculait.
Chaque franc que j’ai, c’est la sueur de mes mains et l’éducation de la rue.
Si tu me vois debout, c’est que je suis tombé 1000 fois. Mais comme papa au volant et maman au marché, j’abandonne jamais. . Version plus triste
Je suis né un Monday. Ce jour-là, personne n’a applaudi.
Juste un cri de bébé dans une maison déjà pleine : 2 grands frères, 1 grande sœur. Papa prenait la route à l’aube, chauffeur pour des miettes. Maman criait au marché pour vendre et nous faire manger.
On m’appelle Too much money aujourd’hui. Ironique.
J’ai connu la faim, le sommeil sur carton, le regard des gens qui te traversent. Zém sous la pluie, chantiers qui te cassent le dos, humiliations qu’on avale sans eau.
Je suis Monday, l’enfant que personne n’attendait. Et chaque jour je me bats encore pour prouver que j’existe.
2. Version plus motivante
Ils m’ont appelé Monday à la naissance. Un lundi banal.
3 grands devant moi, papa chauffeur, maman commerçante. Pas de cuillère en argent, juste des mains vides et du courage.
On me connaît comme Too much money maintenant. Mais ce nom je l’ai arraché à la vie.
J’ai fait zém, pousse, chantier, lavage. La rue m’a formé, la galère m’a donné des muscles dans la tête.
Je suis parti de rien, de Monday l’inconnu. Si je suis debout, c’est que l’abandon n’e