Son cœur est un désert de glace,
Où nulle pitié ne prend racine.
Chaque mot est une lame qui passe,
Chaque regard une ombre assassine.
Il nourrit sa force de la peine,
De ceux qui tombent sous ses assauts,
Une victoire arrachée à la gêne,
Un triomphe amer dans les draps.
Les sourires qu'il sème sont trompeurs,
Des mirages qui cachent son effroi.
Dans les regards, il lit les erreurs,
Pour mieux tordre le bras et le droit.
La compassion, il la dédaigne,
La faiblesse est son terrain de jeu.
Sa seule loi, une ombre indigne,
Écrase l'âme, laisse les cœurs en feu.