Le réveil sonne comme un verdict, un rappel à la réalité,
On porte le poids du monde avant même de s'être levé.
La vie n'est pas un fleuve, c'est un torrent de pierres,
Où l'on apprend à nager en plein milieu des poussières.
On dessine des sourires sur des visages fatigués,
À courir après le temps, on finit par s'oublier.
Chaque pas est une lutte, chaque victoire un sursis,
On cherche la lumière dans un ciel devenu gris.
Les rêves s'effritent parfois sous les coups du destin,
Mais on serre les poings pour tracer un chemin.
Car si la pente est raide et le souffle se fait court,
C'est dans l'effort du soir qu'on prépare le jour.