À toi qui pleures l’irréparable,
Les mots me manquent pour panser la blessure que la mort a ouverte dans ton cœur. Je sais l’abîme que laisse derrière lui l’être aimé lorsqu’il franchit le seuil de l’invisible. Le silence qu’il emporte est plus lourd que tous les bruits du monde, et l’absence qu’il impose défie toute consolation humaine.
Je voudrais posséder le pouvoir de te rendre ne fût-ce qu’un instant de sa voix, de son regard, de sa main sur la tienne. Puisque cela m’est refusé, je t’offre ce que j’ai de plus sincère : ma présence, mes larmes mêlées aux tiennes, et la certitude que ta douleur est entendue.
Nul ne peut mesurer la profondeur de ton chagrin, et je ne prétendrai pas l’alléger d’une phrase. Sache seulement que tu n’as pas à traverser cette nuit seule. Si tes forces viennent à te manquer, appuie-toi sur les miennes. Si le souvenir te brûle, pleurons-le ensemble jusqu’à ce qu’il devienne plus doux.
Que la paix, bien que lointaine aujourd’hui, trouve un jour le chemin de ton âme. Et que l’amour que tu lui portais, loin de s’éteindre, devienne la lumière discrète qui guidera tes pas.
Je suis là, et je le resterai.