LE TEMPS NOUS DÉVORE.
On suivait les chemins sans penser au lendemain,
Les poches pleines de rien, le cœur plein de liens.
On croyait que la vie ne pouvait pas finir,
Que le monde était vaste et fait pour nous servir.
On riait sans compter, sans mesurer les heures,
Sans savoir que le temps prépare déjà son heure.
Et chaque instant vécu semblait éternel,
Comme si l’avenir ne pouvait être cruel.
Le temps nous dévore, lentement, sans bruit,
Il prend nos saisons, il efface nos nuits.
Mais dans nos mémoires, rien ne disparaît,
On vit de nos rêves, et l’espoir réapparaît.
Le temps nous dévore, mais reste la flamme,
Ce feu invisible qui traverse les âmes.
Et malgré les soucis , malgré les détours,
Nos cœurs résistent encore et toujours.
Puis les années passent sans demander pourquoi,
Les visages et les routes changent de voie.
Les rêves d’hier deviennent plus silencieux,
Le réel s’installe entre nous et les cieux.
On voulait toucher le ciel, changer l’univers,
Mais la vie nous ramène Dar dar sur terre.
Le temps nous dévore, lentement, sans bruit,
Il prend nos saisons, il efface nos nuits.
Mais dans nos mémoires, rien ne disparaît,
On vit de nos rêves, et l’espoir réapparaît.
Le temps nous dévore, mais reste la flamme,
Ce feu invisible qui traverse les âmes.
Et malgré l’oubli, malgré les détours,
Nos cœurs résistent encore et toujours.
Et le silence d’un soir de pluie,
Fait revenir des voix qu’on croyait enfouies.
Des rires anciens traversent l’infini,
Comme si le passé refusait d’être fini.
Le temps nous dévore, mais il ne détruit,
Ni ce que l’on aime, ni ce que l’on fuit.
Car sous les années et sous les douleurs,
Il reste une trace au fond de nos cœurs.
Le temps nous dévore, mais nous sommes pas à genoux,
Nos souvenirs sont gravés jusqu’au bout. Et même si tout s’efface autour de nous,
L’amour et la mémoire tiennent encore debout.