[Intro]
Les rues chuchotent, les comptes crient
Le cœur hésite quand la vie demande le vrai prix
[Verse 1]
On dépense des millions pour un adieu spectacle, pour un cercueil luisaint
On compte les billets comme des prières fautives, mais l’aide est rare, hésitante
La ville vend des gestes, des fleurs, des mots pesés au gramme près
Quand quelqu’un est vivant, les mains se font rares, le silence s’élève et plaît
[Chorus]
On dépense pour la mort, mais pas pour la vie qu’on porte en soi
La richesse s’allume tard, quand on cherche à fuir le froid
Derrière les liasses, le cœur manque de carburant
La dualité est amère, l’humanité est tremblante
[Verse 2]
Ils disent « attends, on voit demain », mais demain ne finit jamais
L’aide est une prime sur le deuil, un geste qui se paie à l’envi
Pour un être vivant, le réseau devient désert, le regard fuit
Mais pour un spectacle funèbre, tout le monde en achète un cri
[Chorus]
On dépense pour la mort, mais pas pour la vie qu’on porte en soi
La richesse s’allume tard, quand on cherche à fuir le froid
Derrière les liasses, le cœur manque de carburant
La dualité est amère, l’humanité est tremblante
[Bridge]
Si la vie était une urgence, serions-nous prêts à payer d’avance ?
Si chaque souffle comptait, est-ce que la main tendue se ferait plus grande ?
[Chorus]
On dépense pour la mort, mais pas pour la vie qu’on porte en soi
La richesse s’allume tard, quand on cherche à fuir le froid
Derrière les liasses, le cœur manque de carburant
La dualité est amère, l’humanité est tremblante
[Outro]
Qu’on dépense ou qu’on donne, le vrai coût demeure en nous
Le vivant réclame, et l’écho résonne: donne, aide, sans tabous