Le jour où je partirai, l’air sera soudain plus lourd
Vous chercherez mon écho dans les couloirs du jour
C'est drôle comme l'humain a ce besoin du vide
Pour enfin s'apercevoir que ses yeux étaient arides
Vous marchiez à mes côtés sans jamais me voir vraiment
Trop occupés à courir après le vent et l'argent
On se croit éternels, on remet tout à plus tard
Mais la mort n'attend pas que vous changiez de regard.
(Refrain)
On ignore le trésor quand il est à portée de main
On attend le naufrage pour regretter le chemin
L’ignorance nous berce, nous rend sourds, nous rend froids
On ne compte les battements qu’une fois qu’ils ne sont plus là
Le jour où je partirai, vous ouvrirez enfin les yeux
Mais on ne rattrape pas le temps en regardant les cieux.
(Couplet 2)
Vous direz : « J'aurais dû », « Si seulement j'avais su »
Mais le livre est fermé, le dernier fil est rompu
C’est le propre de l’homme de négliger le présent
De piétiner les fleurs et de pleurer l’absent
On se parle à travers des écrans, des murs de verre
On s’aime à moitié, on se perd dans nos colères
Il faut que le cœur s'arrête pour qu'on en mesure le prix
Quelle étrange misère que d'apprendre dans le cri.
(Outro)
Ne m'offrez pas de fleurs quand mon sang sera glacé
Donnez-moi votre temps avant qu'il ne soit passé
L'ignorance est une nuit qui ne s'éclaire qu'au départ
Regardez-moi maintenant... demain, il sera trop tard.