Yo !
Ici c’est la Côte d’Ivoire,
terre de force, terre d’espoir,
où la rue t’apprend à marcher droit
même quand la vie veut te mettre à l’envers.
Dans les quartiers,
la jeunesse avance bouant bouant,
on court derrière demain
comme si demain avait nos noms sur sa liste d’attente.
On veut manger la vie,
mais souvent c’est la vie qui veut nous croquer.
Mais on lâche pas.
Jamais !
On sort d’Abobo, Koumassi, Yop,
on sort du béton chaud qui tape fort,
on sort de la poussière qui fait tousser,
mais on sort avec des rêves plus lourds que nos poches vides.
La rue ?
C’est notre école secondaire,
ouverte 24h/24,
sans maîtres, mais pleine de leçons :
Respect, courage, débrouillardise,
et surtout — le cœur dur mais l’âme douce.
La Côte d’Ivoire nous regarde,
Abidjan nous teste,
la vie nous bouscule,
mais on danse quand même :
coupé-décalé mental,
zaga-zaga moral,
on avance, on tombe pas !
On veut réussir,
pas pour frimer,
mais pour prouver que les jeunes d’ici
ne sont pas des pages blanches
mais des livres en écriture,
avec des chapitres serrés,
des virgules blessées,
mais des points d’espoir à la fin de chaque phrase.
Le pays avance,
la jeunesse pousse,
la rue parle,
et nous on répond :
Présents !
Déterminés !
Chaud comme braise !
On est la génération qui transforme
les galères en motivation,
les blocages en stratégie,
les rêves en plan d’action.
Parce qu’ici,
la vie ne te donne rien,
mais si tu forces un peu,
elle finit par ouvrir la porte.
Et là,
on entre en équipe,
en mode bataillon,
avec la Côte d’Ivoire tatouée dans le cœur
et la jeunesse en mode révolution.