(Couplet 1)
Dans les rues froides sous les néons gris,
Y avait un homme qui parlait à la pluie.
Une bouteille vide dans la main tremblante,
Le cœur cassé, la démarche lente.
Les gens passaient sans jamais le voir,
Comme un fantôme perdu dans le soir.
Mais un regard a traversé la foule,
Raïda débarque et le destin roule.
(Pré-refrain)
Elle avait l’allure d’une reine en colère,
Le genre de femme qui fait taire la misère.
Quand elle parle même les murs écoutent,
Raïda avance, le doute s’écroule.
(Refrain)
Raïda, Raïda, la boss de la ville,
Elle transforme la boue en rêve tranquille.
Elle a pris un clochard perdu dans le froid,
Pour lui montrer qu’il pouvait croire en soi.
Et l'homme relève enfin la tête,
L’ancien alcoolique quitte la tempête.
Aujourd’hui il vend du poisson sur le port,
Costume propre et le regard plus fort.
(Couplet 2)
Elle lui disait :
— “T’es pas né pour mourir dans la rue,
Même les étoiles tombent avant d’être vues.”
Alors l'homme a jeté les bouteilles,
Petit à petit il retrouve le soleil.
Marché du matin, mains dans la glace,
Il apprend la vie, il reprend sa place.
Les clients arrivent :
“Eh patron, combien le saumon ?”
Lui qui dormait hier sous un vieux carton.
(Pré-refrain)
Et Raïda sourit comme une impératrice,
Le genre de femme qui change les cicatrices.
Maintenant leur nom monte dans les journaux,
Du béton sale jusqu’aux grands bureaux.
(Refrain)
Raïda, Raïda, la boss de la ville,
Elle transforme la boue en rêve tranquille.
Elle a pris un clochard perdu dans le froid,
Pour lui montrer qu’il pouvait croire en soi.
Et l'homme relève enfin la tête,
L’ancien alcoolique quitte la tempête.
Aujourd’hui il vend du poisson sur le port,
Costume propre et le regard plus fort.
(Pont)
Ils disaient :
“Jamais ce gars ne changera.”
Mais Raïda répondait :
— “Regardez-le dans quelques mois.”
Raïda, Raïda, plus forte que l’orage,
Elle a reconstruit un homme en naufrage.
Et il crie devant l’océan :
— “Sans toi j’étais perdu depuis longtemps