J’ai vu l’aube se lever sur des rêves en chantier,
Les mains sales mais propres, le cœur jamais hanté.
Parti de rien, juste un carnet et des semelles trouées,
Chaque pas dans la boue valait l’or qu’on m’a refusé.
Ils disaient “t’es trop jeune, trop fou, trop loin du sommet”,
J’ai pris leurs doutes en bois pour construire mon sommet.
Les nuits blanches m’ont formé, les échecs m’ont forgé,
Chaque cicatrice est une médaille que la vie m’a chargée.
Je cours après le temps mais c’est moi qui le mène,
Discipline dans les veines, zéro place pour la flemme.
Quand la fatigue appelle, je réponds “pas maintenant”,
J’ai des promesses à tenir, des gosses qui me voient grand.
La rue m’a appris l’angle, la chute m’a appris l’envol,
J’ai troqué les excuses contre des plannings qui décollent.
Si le ciel se ferme, je perce un trou dans les nuages,
J’écris mon nom sur la tempête, j’en fais mon équipage.
On veut la gloire sans l’effort, le titre sans le combat,
Moi je veux la paix qu’on trouve quand on ne triche pas.
Alors je bosse en silence, que le bruit parle pour moi,
Que chaque barre qui tombe dise “il s’est relevé trois fois”.
Le miroir me juge pas, il me montre juste le chemin,
Et sur ce chemin-là, frère, je trace avec mes mains.
Pas de raccourci, pas de plan B dans la tête,
Le plan A ou rien, jusqu’à ce que le monde le reflète.