*[Intro - Piano + souffle]*
Tu m’as donné ton cœur... puis tu l’as repris...
Aujourd’hui je rends les clés... et je prends ma route...
*[Couplet 1 - Rap posé, images nouvelles]*
Chaque matin je traverse l’appart, tête baissée, souvenirs sous le bras,
Pas ton homme... juste un fantôme dans le décor de ton coma.
Tu signais nos promesses, jamais mes failles, jamais mes défauts,
Pour toi j’étais un projet... pas une chair qui t’aimait haut.
Tes mots sont devenus des factures : secs, froids, payés comptant,
Aucune remise pour les nuits où je t’ai portée à bout de bras, battant.
Quand tu baissais les yeux sur nous, mon silence devenait volcan,
Je ravalais ma rage... mais mon cœur faisait des volcans.
*[Refrain - Chanté, voix qui tremble]*
Dans l’ombre de ton nom... je me suis perdu,
J’ai bâti notre rêve... en oubliant ma vertu.
Aimer sans retour... c’est porter une croix trop lourde,
Chaque "on est fini" me tue... chaque silence m’assourdit.
Alors je pars... je m’éloigne de ton empire de glace,
Le cœur brisé... mais la tête haute... pour retrouver ma place.
*[Couplet 2 - Rap profond, nouvelle angle]*
Tu m’as appris la patience, pas la tendresse qui reste,
La discipline d’attendre, pas la chaleur d’un "je t’aime" honnête.
J’ai encaissé tes absences, tes reproches en plein silence,
Tout ça pour un "peut-être" qui n’a jamais eu de présence.
Le pire c’est pas ton départ... c’est toi qui meurs à l’intérieur,
Toi, debout dans la cuisine, qui souris pendant que ton âme meurt.
Ce jour-là j’ai compris : rester c’est être complice de ma peine,
Partir c’est pas fuir... c’est choisir de guérir ma veine.
*[Pont - Voix parlée, lettre]*
Bébé, je te respecte pour l’amour que tu m’as donné,
Je respecte les rires, les voyages, tout ce qu’on a bâti.
Mais je respecte aussi l’homme en moi qui a trop attendu,
Alors je m’en vais... pas pour te punir... pour me rendre à moi.
Je quitte nos murs,