Yeah...
On dit "ça va"... mais est-ce que vraiment ça va ?
Dunode...
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J’me réveille chaque matin avec le poids d’un siècle sur les épaules,
Sourire forcé, "ça va" dans la bouche, alors que dedans ça frôle.
La vie m’a giflé sans prévenir, m’a laissé des bleus dans l’âme,
Mais devant le monde je fais l’homme, j’étouffe toutes mes larmes.
J’ai mal au cœur, mal au ventre, mal à c’putain d’existence,
Les factures qui dansent, les rêves en convalescence.
J’enterre mes problèmes au fond, j’fais comme si j’étais blindé,
Parce que dire "je vais mal", c’est ouvrir l’interrogatoire.
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On dit "ça va" pour éviter les pourquoi,
On saigne en silence quand la vie nous broie.
Le cœur en miettes, mais le visage fait loi,
On tombe chaque nuit, mais le jour on fait foi.
"Ça va, t’inquiète"... mensonge qu’on maîtrise,
Pour pas qu’on nous brise, pour pas qu’on nous lise.
On porte nos croix sans faire de bruit,
On meurt à petit feu, mais on dit "ça va" aussi.
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"Pourquoi t’es comme ça ? Pourquoi t’as changé ?"
J’ai plus la force d’expliquer, donc je dis "ça va" pour pas saigner.
Ils veulent des réponses, moi je veux juste du silence,
Ils veulent comprendre, moi je veux juste une chance.
J’avance avec des trous dans les poches, des trous dans la tête,
Le passé me rattrape, le futur me rejette.
Mais j’serre les dents, j’serre les poings, je fais semblant d’être debout,
Parce qu’avouer que tu coules, c’est couler deux fois le coup.
Alors ouais frère, "ça va"... même si la nuit je crève,
Même si j’ai plus de rêves, même si tout part en grève.
Je garde la douleur pour moi, je la transforme en flamme,
Et je marche dans le noir en disant "ça va" quand on me réclame.
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On dit "ça va" pour éviter les pourquoi,
On saigne en silence quand la vie nous broie.
Le cœur en miettes, mais le visage