Ooh-ooh-ooh)
Le poids du quotidien, une douce abrasion.
Chaque matin, la même raison de dériver sans effort.
Juste un soupir dans le silence de septembre...
Couplet 1
Le réveil sonne comme une petite défaite,
Un bruit de fer qui résonne dans ma tête.
Le café est froid, le ciel est de plomb,
On cherche la sortie, on tourne en rond.
Les factures s'entassent, les rêves s'effritent,
Dans cette course folle où tout va trop vite.
On porte un masque pour ne pas déranger,
Dans ce monde étrange où tout semble figé.
Couplet 2
Les ombres s'allongent sur le sol du salon,
On cherche un sens, on cherche une direction.
Parfois le miroir nous renvoie un étranger,
Quelqu'un de fatigué, quelqu'un de changé.
On nous dit "courage", on nous dit "ça va passer",
Mais le temps est une encre difficile à effacer.
Pourtant, dans la faille, une lueur s'accroche,
Même quand le vide nous semble si proche.
Refrain
C’est le poids du quotidien, une douce abrasion,
Cette envie de fuir, cette étrange érosion.
Mais on marche encore, un pas après l’autre,
Entre nos silences et les cris des nôtres.
La vie est une pente, un chemin de graviers,
Mais on apprend l'équilibre, à force de trébucher.
Couplet 3
On se croise dans le métro, regards fuyants sur les vitres,
Chacun son propre fardeau, chacun son propre chapitre.
La réussite s'affiche sur des écrans trop brillants,
Pendant qu'au fond de nous, le doute se fait bruyant.
On court après l'image d'une vie sans aucun accroc,
En oubliant que l'humain est parfois un peu de trop.
Couplet 4
Les fins de mois arrivent bien avant les salaires,
On jongle avec les chiffres, on gère les petites galères.
Le luxe, c’est le silence, une heure juste pour soi,
Loin du tumulte du monde et du poids des lois.
On sacrifie son temps pour s’offrir un toit,
En cherchant dans le ciel un signe ou une voie.
Refrain
C’est le poids du quotidien, une douce abrasion,
Cette envie de fuir, cette étrange érosion.
Mais on marche encore, un pas après l’autre,
Entre nos silences et les cris