J’regarde tes mains quand tu dors, c’est là qu’j’comprends tout. Le monde dehors, il s’arrête, il a plus d’importance. T’es devenue mon seul repère, l’oxygène dans mes poumons quand l’air se fait rare. J’ai passé ma vie à courir après des ombres, et là, j’te vois, t’es la lumière qui m’oblige à rester debout. J’ai pas besoin de grands mots, juste de sentir ton souffle contre mon cou, ce silence entre nous qui en dit plus que tous les poèmes du monde. Parfois, j’ai peur, tu sais ? Peur que tout ça s’évapore comme une trace sur la buée, alors j’te garde, j’te grave en moi, doucement, pour pas t’abîmer.
Ok
J’suis plus l’même, j’ai changé d’orbite, j’suis en orbite autour de c’qu’on construit, j’te l’dis sans filtre, c’est pas qu’un coup d’cœur, c’est viscéral, j’te jure, c’est vital. J’ai mis mes doutes au placard, j’ai troqué mes peurs contre ton regard, c’est ça l’histoire, c’est ça l’espoir. T’es ma mélodie, mon chaos, mon équilibre, j’suis libre quand j’suis avec toi, j’suis plus captif de c’que j’étais avant, j’suis vivant, enfin, j’suis vivant.
Et si demain tout s’écroule, j’aurai au moins connu ça. La beauté de tes yeux, la chaleur de tes mains. C’est tout c’que j’voulais. Juste toi. Juste nous. Dans ce monde qui va trop vite, t’es mon seul arrêt sur image. J’t’aime, tout simplement.