Couplet 1)
Le soleil se couche, les réverbères s’allument en rang
Sur le bitume, on écrit nos rêves avec du sang
On court après le temps, mais le temps fait du surplace
Ici, les sourires sont rares, on avance masqués sous la glace.
J’entends le cri des freins, l’odeur de la gomme qui brûle
Dans le labyrinthe de béton, la chance est un calcul
On a appris à lire entre les lignes du destin
À chercher de l’or dans la poussière du matin.
(Refrain)
C’est la rue qui nous chante, c’est le vent qui nous guide
Entre les murs qui tremblent et les poches qui sont vides
On porte nos espoirs comme des bijoux de fer
Éclats de lumière au milieu de la poussière.
Oh, oh, sous le ciel de fer
On reste debout, fiers face à l'univers.
(Couplet 2)
Y’a pas de tapis rouge, juste des dalles de béton noir
Chaque ruelle est un chapitre, chaque banc est une histoire
On s’appuie sur les murs pour ne pas plier les genoux
Le monde nous regarde de haut, mais le monde est à nous.
On chante pour ceux qui tombent, pour ceux qui se relèvent
Pour les cœurs en acier qui nourrissent encore un rêve
On n'a pas besoin de scène pour faire monter le son
Tant qu’il reste une étincelle au fond de nos blousons.
(Outro)
Écho du goudron...
Pas de direction, juste l'horizon...
On chante sous la lune...
Loin de la fortune...
Mais libres.
Quelques conseils pour l'interprétation :
Le rythme : Essaie de marquer les rimes en fin de phrase (sang/rang, surplace/glace) pour donner ce côté percutant propre à la rue.
L'émotion : Commence doucement, presque en parlant, puis monte en intensité sur le refrain pour montrer la détermination.
L'improvisation : N'hésite pas à ajouter des "onomatopées" ou des interjections entre les phrases pour donner de la vie au texte !