[Intro]
La ville respire en silences serrés, et moi j’apprends à rester discret.
Les regards pèsent comme des pierres, mais j’entends mon cœur qui souffle net.
[Verse 1]
On me dit qui je dois être, chaque pas écrit dans un carnet d’apparence,
Et je marche en papier froissé, cherchant une poche d’espace pour ma respiration.
Les horloges affichent les heures des autres, je retiens ma voix qui frémit.
Dans les vitrines, des vies parfaites brillent et moi je voudrais juste respirer sans bruit.
[Pre-Chorus]
Si je tends les mains, est-ce que quelqu’un voit ce qui tremble au fond ?
Si je meurs d’envie d’être moi, est-ce que quelqu’un accepte ce nom ?
[Chorus]
J’ai envie d’un lieu où l’air peut courir librement, sans jugement,
Où mes doutes peuvent se reposer, loin des regards qui condamnent.
Où mon nom peut être prononcé sans trembler, sans mesure ni nombre,
Un souffle qui n’appartient qu’à moi, enfin.
[Verse 2]
Les murs murmurent des phrases qui glissent comme du gravier sous mes pas,
Et chaque sourire feinté me cimente un peu plus, me demande de dire oui.
Le cadre social serre le cou, et je cherche une porte dérobée vers l’au-delà,
Un coin où les mots purs peuvent danser sans être rangés dans un étui.
[Pre-Chorus]
J’entends au loin une main qui propose une autre voix, une autre voie,
Mais j’ai tant de coulisses à défaire avant d’y croire, avant d’y croire en moi.
[Chorus]
J’ai envie d’un lieu où l’air peut courir librement, sans jugement,
Où mes doutes peuvent se reposer, loin des regards qui condamnent.
Où mon nom peut être prononcé sans trembler, sans mesure ni nombre,
Un souffle qui n’appartient qu’à moi, enfin.
[Bridge]
Et si le monde ralentissait, si les regards devenaient des nuages, faciles à franchir,
Je poserais mes valises dans le silence où l’on peut tout dire sans craindre de finir mal interprété.
[Chorus]
J’ai trouvé un lieu dans ma propre peur qui s’allège et m’offre son espace,
Là où je peux être imparfait et réel, sans masque ni barrière.
J’entends enfin mon cœur, qui bat en dehors des chiffres et des regards,
Et je respire—enfin—à ma façon.
[Outro]
Le quartier continue son souffle, mais mon propre souffle prend de l’espace,
Et peu à peu je me tiens debout, libre, prêt à nommer ce que j’étais, et ce que je suis.