[Intro]
Entre les rives de poussière et les manguiers, Gbampleu s’éveille en silence.
Le village respire au rythme des pas des anciens.
[Verse 1]
Dans les ruelles où le soleil trace des arabesques, les maisons chantent des histoires anciennes,
Les habitants, mains unies, tissent le temps au fil de leurs regards.
Les femmes rient comme des carillons; les hommes parlent à l’ombre des palmistes,
Et le vent porte les noms des générations qui se souviennent.
[Pre-Chorus]
On dirait que chaque pierre garde un secret,
Chaque porte s’ouvre sur un souvenir qui danse.
[Chorus]
Gbampleu, le cœur d’un monde qui ne s’éteint pas,
Où les rivières chantent et les feux de joie brillent là-bas,
Je reviens et je découvre mes propres pas dans ton sable,
Et mes yeux apprennent encore ce que le silence raconte.
[Verse 2]
Le marché pulse sous la lumière rosée, les voix se mêlent comme un tissu vivant,
Les cuivres d’un groupe d’enfants marquent le temps des mariages et des veillées.
Les coutumes s’entrelacent, sermon et rire, soupe chaude et chantée à voix basse;
Au seuil des cases, les gestes disent le respect, la mémoire et le partage.
[Pre-Chorus]
On revient parfois pour mesurer ce qui ne se dit pas,
Pour écouter les pas qui suivent le chemin du retour.
[Chorus]
Gbampleu, le cœur d’un monde qui ne s’éteint pas,
Où les rivières chantent et les feux de joie brillent là-bas,
Je reviens et je découvre mes propres pas dans ton sable,
Et mes yeux apprennent encore ce que le silence raconte.
[Bridge]
Un événement marquant, comme une flamme dans la nuit: l’inondation qui a pris les maisons et les rêves, puis la reconstruction qui a ri et pleuré à la fois.
Les habitants ont tissé l’eau dans leurs histoires, la mémoire ne se noie pas, elle s’offre un nouvel avenir.
[Chorus]
Gbampleu, le cœur d’un monde qui ne s’éteint pas,
Où les rivières chantent et les feux de joie brillent là-bas,
Je reviens et je découvre mes propres pas dans ton sable,
Et mes yeux apprennent encore ce que le silence raconte.
[Outro]
Je repars avec l’écho des marchés, le goût du maïs et des zébus, les murmures des contre-temps et des fêtes; Gbampleu, tu restes en moi comme une rivière qui jamais ne tarit.