(Intro)
Ils voient ma peau avant de voir mon prénom,
Jugent mon regard avant d’écouter mon son,
J’avance dans l’noir, mais j’garde la raison,
Même quand le monde veut m’mettre à genoux sans pardon.
(Couplet 1)
Contrôle au faciès, banal pour eux, normal pour moi,
J’ai grandi avec l’idée qu’j’étais coupable sans pourquoi,
Les regards lourds dans l’métro, les silences qui pèsent,
Comme si ma présence dérangeait leur thèse.
On m’parle d’intégration mais j’suis né ici,
J’connais leurs lois, leurs codes, leurs hypocrisies,
Toujours devoir prouver deux fois plus qui j’suis,
Pendant qu’ils doutent encore de ma légitimité.
Les mots blessent mais les actes font plus d’dégâts,
Discriminé pour un nom qu’j’ai même pas choisi au départ,
On veut m’mettre dans une case, définir mon histoire,
Mais j’suis bien plus qu’une couleur dans leur regard.
(Refrain)
J’roule dans la ville, pression sur la poitrine,
Ils veulent m’voir tomber, j’vois leurs mines,
Même dans l’ombre, j’fais briller ma ligne,
Ma couleur dérange mais c’est pas un crime.
J’roule dans la ville, regard sur moi,
J’garde la tête haute même quand ça va pas,
Ils veulent m’effacer mais j’suis encore là,
Gravé dans l’béton, j’efface pas mes pas.
(Couplet 2)
On m’dit “calme-toi” quand j’parle d’injustice,
Mais leur silence face au racisme, c’est complice,
Ils veulent qu’j’oublie, qu’j’fasse comme si d’rien n’était,
Mais chaque blessure reste, même quand elle saigne en secret.
J’ai vu des rêves brisés pour une origine,
Des portes fermées, des regards qui discriminent,
On parle d’égalité mais c’est qu’un mirage,
Quand t’es jugé coupable juste à cause d’un visage.
J’écris ma rage pour pas qu’elle m’détruise,
Transformer la douleur en force, c’est ma ruse,
J’avance malgré tout, même dans la tempête,
Parce qu’leur haine n’aura jamais ma tête.
(Pont)
Combien d’fois j’ai douté d’ma place ici ?
Combien d’fois j’ai voulu fuir cette vie ?
Mais j’reste debout, même sous la pluie,
Parce que ma voix