J’viens d’un quartier où les rêves couraient pieds nus,
Où les billes dans la poussière valaient plus que l’écu,
On jouait à être grands sans comprendre le futur,
On riait sans savoir que la vie devient dure.
Maman disait “travaille”, moi j’pensais ballon rond,
Aujourd’hui j’cours après l’temps, plus après les ballons,
Les cicatrices sont invisibles mais lourdes comme des chaînes,
Grandir c’est perdre un peu de soi dans chaque peine.
On voulait juste être libres, sans facture ni peur,
Maintenant c’est les factures qui contrôlent nos humeurs,
L’enfance c’était l’or qu’on gaspillait sans savoir,
Maintenant j’écris ma vie avec des rêves en retard.